Mes règles de Bien-être

28 05 2013

Il est assez prétentieux, et absurde de se dire – et de dire : j’ai la solution ! Je sais comment être heureux !

En revanche, on peut tenter de se débarrasser de tout ce qui nous pollue au quotidien, et sans grand effort .

 

C’est ce que je me suis forcé de faire il y a plus de 20 ans, de manière inconsciente, et dont de tire maintenant les fruits depuis longtemps .

En effet, je me sentais agressé par tout un tas de choses, sans vraiment être capable de les nommer : j’ai donc, par volonté de me préserver, essayé de les sortir de ma vie .

Je me suis donc, dans un premier temps, efforcé à ne pas me forcer !

 

J’avais 20 ans, et c’est un age ou les réelles obligations sont assez rares … pas de famille, pas de profession ; juste l’université et les copains !

J’ai donc réalisé que plutôt que de m’obliger à faire des choses par habitude, obligation ou pour faire plaisir, je ne ferai que ce que j’avais envie de faire .Ce n’est pas pour autant que je me refusais à faire plaisir, mais il fallait que l’envie vienne de moi, qu’elle ne me soit pas imposée de quelque façon que ce soit .

Je me suis rapidement rendu compte qu’il était difficile de savoir à l’avance ce qui me ferait plaisir … Pour être plus précis, je me suis souvent retrouvé à faire des choses que j’avais décidées quelques temps auparavant, parce que j’en avais envie, mais le moment venu … plus du tout envie !

J’ai donc décidé plus seulement de me forcer à ne plus me forcer, mais également d’éviter au maximum de prévoir quoique ce soit, pour coller le plus possible à mon envie du moment .

Je ne faisais donc plus que ce que je voulais, au moment où je le voulais !

Évidemment, cette situation peut paraître très égoïste, égocentrique .

Mais, en quoi le fait de vouloir se faire plaisir, être heureux est-il égoïste ?

Je le répète : il ne s’agissait pas de s’empêcher de faire plaisir aux autres ! mais en priorité de ne pas se faire de mal … entre faire une chose qui me déplaisait pour faire plaisir à un autre, ou ne pas le faire, je choisissais la seconde option .Mais je ne m’empêchais de rendre service si je m’en fichais, si cela n’avait pas d’incidence négative pour moi .

Nous avons une notion déformée de l’égoïsme : penser à soi en priorité, se préserver n’est pas de l’égoïsme .C’est penser exclusivement à soi, qui est de l’égoïsme .

Et faire plaisir aux autres peut également être plaisant pour soi même, ce qui, heureusement, arrive souvent .

Mais, encore une fois, faire plaisir aux autres sans son propre plaisir est du pur manque d’estime de soi !

 

Bref, après avoir testé cette nouvelle attitude un certain temps, je me suis rendu compte que tout était beaucoup plus simple : si j’étais à un endroit, c’est que je l’avais décidé, que cela me faisait plaisir .Et si je ne venais pas, et bien tant pis .

De toutes façons, être avec des gens que j’aimais était un plaisir .Et me fâcher avec des gens que je n’avais aucun plaisir à voir n’était, finalement, pas si grave …

 

Progressivement, mes proches ont compris mon attitude, et je me suis même entendu dire : « ah, ça fait plaisir que tu sois resté si tard ! Au moins, si tu es resté, ça nous prouve que la soirée t’a plus, que c’était réussi ! » .

 

J’ai également réalisé que le regard des autres m’avaient pourri l’existence, et que maintenant que je m’en fichais, la vie était beaucoup plus agréable .Je faisais ce que je voulais, et quoiqu’on en pense, je savais que j’avais raison, puisque ce la me rendait heureux …

 

Avec le temps, j’ai développé une technique pour savoir ce que j’ai envie : je me projette dans la situation .Et j’essaie de ressentir la manière dont je le vis .

Le résultat arrive à la vitesse de l’éclair !

Si je me sens bien, c’est que cela me plait ; si je commence à stresser, mieux vaut laisser tomber …

C’est trivial, mais peu le font .

Car il faut faire abstraction des conventions sociales, et savoir décoder ses émotions .Le point positif, c’est que ça s’apprend .

 

Lorsque je refusais une invitation, la personne se vexait la plupart du temps .Je le comprends .

Mais devais-je être prisonnier de ses propres complexes ?

Où aurait été la logique de me forcer à faire quelque chose qui ne me plaisait pas, dans l’unique but de ne pas vexer ??

Et refuser une invitation n’est en aucun cas la preuve d’une mauvaise entente ! C’est simplement le fait qu’à ce moment là, je n’avais pas envie – sans pour autant avoir systématiquement autre chose à faire !

 

Je me suis donc progressivement détaché des conventions, des obligations .Et m’en suis senti tellement heureux !

 

J’ai alors compris que si je voulais que ma vie me convienne, il fallait que j’en fasse une philosophie de vie .

Dans les faits, cela voulait dire pour moi que je ne pourrais jamais travailler dans une société, puisque c’est la situation la pire pour moi : contraintes permanentes, compte à rendre, dépendance du jugement du n+1, etc.

Je travaille donc à mon compte : il y a évidemment de obligations, mais je me les impose ; et je supporte celles qui sont obligatoires, c’est le prix de ma liberté .

 

Aujourd’hui, j’ai totalement intégré ce mode de fonctionnement .

Mon épouse l’accepte, mais je ne l’ai pas pris au piège : je l’ai prévenu dès le début de notre relation !

Et elle sait que si je suis toujours marié avec elle, c’est que je suis heureux, et que je lui en apporte la preuve chaque jour en ne partant pas !

Car lorsque quelque chose ne va pas, je n’ai pas d’autre solution, pour être logique avec moi-même, que de lui en parler, de trouver une solution .

Ce qui est, je pense, la situation la plus saine pour la pérennité d’une union …

 

Ceci amène à la suite de ma réflexion : le but ultime de la vie est le bonheur, ou tout du moins d’être bien .

Sans reprendre mes exemple d’inversion d’objectifs et de moyens, trop de gens pourrissent leur existence en prenant trop à cœur les moyens .Ce n’est pas la vie sociale en elle-même qui rend heureux, mais le plaisir qu’on en retire .

J’ai donc réalisé petit à petit qu’il me fallait à tout prix éviter de me retrouver dans des situations anxiogènes .A chacun de définir les siennes, mais il faut à tout prix les éviter .

Ça paraît la encore évident, mais c’est impressionnant le nombre de personnes qui s’en plaignent, alors qu’ils auraient pu les éviter facilement .La plupart du temps, ce sont les habitudes, les conventions ou les tabous qui guident les choix, en aucun cas la préservation de son équilibre, de son bien être .

C’est aussi leur méconnaissance .

Comment, dans notre société actuelle, imaginer – et accepter – que le désir d’argent pour certains, la réussite scolaire pour d’autres, la société elle-même pour d’autres encore soient non seulement dérengeants mais leur pourrissent la vie ? Alors que la plupart de leurs amis les vivent très bien .

La seule explication qu’ils donnent est alors : « de toutes façons, je ne pouvais pas faire autrement ! » .

Mais est-ce si certain ?

 

C’est aussi la raison pour laquelle il est important de se dégager du regard (et pas uniquement du jugement) des autres : chacun ses névroses, chacun son moyen de s’en débarrasser .Et ce n’est pas parce qu’on est ami ou qu’on se fréquente qu’on a les mêmes !

 

Enfin, j’ai développé un dernière loi de vie : lorsqu’un choix s’impose à moi, je prends toujours le chemin le plus difficile !

Je me suis rendu compte que la solution de simplicité est régulièrement celle que je regrette à moyen/long terme .

Si elle est simple, c’était parce qu’elle simplifie la prise de décision à court terme ; mais ce n’est en aucun cas parce qu’elle est la bonne solution, ni qu’elle sera simple à mettre en place .

Souvent bien au contraire .

En nous simplifiant la prise de décision, cette solution nous impose très souvent des concessions, des reniement, des reports de conflits qui n’en seront que plus compliqués à gérer et à régler par la suite …

 

Donc en résumé, voici mes règles de bien-être :

  • force toi à ne pas te forcer
  • fais ce que tu as envie
  • moque toi du regard, du jugement des autres
  • ma liberté est prioritaire
  • il y a des contraintes incontournables : ce sont les seules acceptables
  • évite de te mettre dans des situations que te sont anxiogènes
  • refuse toujours la solution la plus simple

Actions

Informations



Laisser un commentaire




LE PATOU |
Internship Malta 2010: Stag... |
LA PIROGUE DE NTOUBA ESSOME |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | babaaurhum841
| PIVOINES et EPICES
| idées en l'air